Adolf (roman hystérique), Olivier Costes

Avouez que le titre fait rêver et pose question ! Comme vous je me suis dis « mais qu’est ce que c’est que ce truc ! », la meilleure façon de le savoir c’était de le lire et vous savez quoi ? C’est ce que j’ai fait !

  • Résumé

couv47290085.jpgQui est cet étrange Adolf ? Est-ce un revenant surgit des ténèbres les plus sombres du XXe siècle ? Est-ce une histoire de fantômes ? Peut-être.
Sauf que le décor n est pas l’habituel château médiéval ni le traditionnel manoir. Non, ici le cadre est celui d’un lycée d’aujourd’hui dirigé par une octogénaire moustachue, Madame Maréchal. Son établissement est bouleversé par l’arrivée d’un nouvel élève, le tout aussi moustachu Adolf. Celui-ci se révèle rapidement envahissant et totalement ingérable car mégalomane, tyrannique, raciste et cruel. Grâce à ses fabuleux talents d’orateur et de manipulateur, il entraîne dans sa folie toute une clique de personnages aussi grotesques que diaboliques : Albert, Joseph, Hermann, Heinrich, Rudolph, Martin, Klaus, Bénito, et aussi la blonde et stupide Eva…
Des personnages historiques et dangereusement hystériques.

  • Mon avis

On se retrouve ici dans une sorte de transposition de l’Histoire et on réunit tous les personnages qui l’ont marqués dans un lycée ! L’idée est assez surprenante mais pourquoi pas. Là où je dois dire que j’ai été surprise/déçue c’est de voir le peu de crédibilité qu’à le personnage d’Adolf puisqu’il arrive comme nouveau dans ce lycée et comme par magie tout le personnel et ses camarades sont à ses pieds ! Alors certes d’une certaine manière cela résume l’Histoire et montre à quel point cet homme/enfant a un pouvoir persuasif sur les autres et réussit à mener les gens à la baguette et leur faire croire n’importe quoi (d’ailleurs je ne suis pas sûre que transposer le cas des juifs sur des rats soient très flatteur mais là encore nous retrouvons un écho à l’Histoire) mais quel est l’intérêt au final ?

L’idée de base était plutôt pas mal mais le résultat est assez déplorable, je n’ai rien trouvé d' »hystérique » dans ce roman ni même de l’humour ou quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Bizarrement quand les auteurs essaient de s’emparer du personnage d’Hitler ça finit toujours en fiasco ! Non seulement j’ai dû parfois me casser la tête pour savoir de quel moment ou quel personnage de l’Histoire on parlait mais en plus, plus j’avançais dans cette lecture et plus je trouvais qu’elle manquait de densité, d’attrait… 

Finalement lire un bouquin d’Histoire se révèle beaucoup plus intéressant que lire ce livre, je ne vois pas où est la finalité et qu’est ce que cela signifie de transposer l’Histoire dans un lycée ?

A part de la perplexité, ce roman n’a rien éveillé d’autre en moi et c’est dommage car avec un tel sujet il y a beaucoup à faire.

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La Couleur des sentiments, Kathryn Stockett

Lors de sa sortie j’avais découvert le film et j’avais littéralement adoré ! Il était donc évident que je me lance dans cette lecture et je ne regrette pas du tout car ce livre est un petit bijou.

  • Résumé

couv55311199.jpgChez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

  • Mon avis

Dans ce livre on retrouve  le récit de plusieurs femmes, d’un côté il y a les femmes noires qui travaillent au service des femmes blanches et de l’autre nous avons les femmes blanches, méprisantes à l’égard de leur domestique. Néanmoins l’une d’entre elle, que nous suivons au travers son récit, tend à changer cette tendance. Elle cherche à montrer au monde l’ignoble façon dont les femmes blanches se comportent avec les gens de couleurs.

L’auteur nous fait ici le portrait de femmes de caractère qui ont le farouche désir de se faire entendre et surtout de montrer à quel point les blancs sont ridicules lorsqu’ils pensent que les noirs sont porteur de maladie. La peur de la différence et l’intolérance est mise en avant et elle frôle le ridicule notamment lorsque les blanches décident qu’il est nécessaire de faire construire un toilette supplémentaire afin que leur bonne Noire n’utilise plus le même qu’eux ! Cela paraît inconcevable aujourd’hui et surtout absolument idiot !

Il est appréciable de voir que l’auteur défend clairement la condition des Noires en tournant au ridicule les blanches cependant, tout au long de ma lecture je n’ai pas ressenti du mépris à l’égard des blanches, les faits sont racontés très simplement, tels qu’ils sont et cela contribue à mettre réellement en avant l’absurdité de cette époque.

La vie que nous racontent Aibileen et Minnie ne sont pas des vies faciles mais néanmoins je les trouve très optimistes et vivantes. Elle prennent d’énormes risques en décidant de « dénoncer » leur employeur parce que certains, même si ils sont maladroit restent des gens bon tout de même. Cette ambiguïté est assez intéressante dans ce livre. Pour certaines des femmes blanches on en vient à avoir de la peine pour elles. Elles sont superficielles, semblent incapable de penser par elles-mêmes, sont maladroites sans pour autant avoir un mauvais fond.

Ce livre n’est pas accusateur, d’une certaine manière ces femmes sont toutes victimes, pour certaines il s’agirait de la bêtise plus qu’autre chose mais elles sont avant tout ignorantes et n’ont pas reçue une éducation assez riche pour pouvoir s’émanciper de la pensée commune comme c’est le cas de Skeeter qui prend des risques pour les femmes Noires, qui leur donne la parole. 

Ce livre est bourré d’émotions, de tendresse et surtout d’une atroce vérité. Cela amène à se demander : si j’avais vécu à cette époque quel genre de femme aurais-je été ?

Une plume magnifique à laquelle il y a peu de chance que vous résistiez !

Outlander, Tome 1, Diana Gabaldon

Voilà bien longtemps que j’ai terminé la lecture de ce premier tome mais c’est seulement maintenant que je prends la peine de venir vous en parler ! Je suis vraiment incorrigible !

couv54752923.jpgJe me suis lancée dans cette lecture car ce livre était proposé par le Bookclub de Livraddict, un rendez vous mensuel où les abonnés se retrouvent pour parler d’une lecture commune. Je partais donc sans aucun a priori sur ce livre, c’était la découverte totale !

Pour résumé très brièvement l’histoire : Claire une jeune infirmière vivant dans les années 40 va se retrouvait propulsé au XVIII éme siècle. Le comment et le pourquoi je vous laisse le découvrir ! Avouez que niveau résumé on ne peut pas faire plus court !

Forcément, le choc du voyage à travers le temps va être assez brutal mais Claire va faire la rencontre de Jamie (un mec plutôt rustre, qui a une certaine idée de la galanterie mais qui semble avoir un charme indéniable !). Dès lors leur destins vont être liés (c’est le cas de le dire !).

J’étais plutôt séduite au début de ma lecture, le personnage de Claire est attachant. Néanmoins, toute l’intrigue bascule dès lors qu’elle se retrouve dans l’époque de Jamie. J’ai trouvé que Claire était relativement calme face aux événements qui arrivaient. Si il m’arrivait la même chose je serais totalement paniquée et je ferais tout pour rentrer chez moi mais là ce n’est pas le cas. Elle se retrouve à une autre époque ? Pas de problème ! Il faut qu’elle se marie avec un inconnu ? Pas de problème ! Il faut consommer le mariage ? Là encore, pas de problème !

Disons que ce personnage s’habitue et accepte plutôt bien les choses, cela n’est pas forcément gênant au début mais dès lors où elle se retrouve marié de force, elle abdique totalement ! Elle ne montre pas de résistance et aucun regret de tromper son mari (celui resté en 1940). Là je dois dire que j’ai été très énervé par Claire, d’autant plus que dès ce moment il n’y a que fornication jusqu’à la fin du roman ! 

Du coup, l’histoire et l’époque passent à la trappe totalement. Cela ne m’a pas du tout donné envie de lire la suite et encore moins de regarder la série.

Le début était prometteur mais très vite l’histoire s’est complètement écroulée et est devenue inintéressante !

C’est une déception pour moi mais je sais que beaucoup de lecteurs ont été happés par cette lecture, peut être en ferez-vous parti.

La part des flammes, Gaëlle Nohant

Pas de repos quand il s’agit de lecture, surtout quand il s’agit de chronique ! Je vous présente le livre que j’ai terminé hier matin (pour une fois que je suis à jour !). Il s’agit donc de La part des flammes de Gaëlle Nohant (ça c’est du scoop ! c’est pas comme si c’était marqué dans le titre !).

couv63330765Ce livre s’inspire d’un fait fait divers dans le Paris de 1897. Un grand événement a lieu au grand Bazar de la Charité, toutes les bourgeoises s’y pressent et on compte parmi elles Violaine de Raezal, rejetée par ses pairs depuis la mort de son mari et Constance d’Estingel, une jeune femme qui vient de rompre ses fiançailles. La tragédie survient lorsque le Bazar prend feu.

Je dois admettre que je ne savais pas du tout dans quoi je me lancée lorsque j’ai commencé cette lecture. Néanmoins, il est évident que l’auteure sait parfaitement bien mené son histoire. En effet, au cours du récit le destin de tous les personnages se croisent et ils finissent tous par être liés les uns aux autres. Je trouve que cela apporte beaucoup au récit car au début on se dit « mais qu’est ce que ce personnage a à voir avec celui-là ?  » et pouf ! le lien se fait.

Ce roman fait état d’une part d’un drame, celui de l’incendie qui a dévasté le grand Bazar mais également de la société de cette époque. On se rend alors compte à quel point le paraître et la réputation sont importante. On découvre également avec quelle facilité on peut passer de la toute puissance au néant. Cette société m’est apparue comme étant totalement superficielle. Les gens qui semblent être le plus altruiste passent pour des excentriques !

Je ne pourrais pas dire qu’il y a un personnage qui m’ait marqué plus que les autres, chacun est appréciable à sa manière (même les plus mauvais). Je trouve que c’est un très beau témoignage. il n’y a pas énormément d’action mais on se retrouve complètement plongé au XIX e siècle.

Je conseillerais donc ce livre à tous ceux qui aiment les romans historiques de façon générale 🙂

Max, Sarah Cohen-Scali

J’ai chiné ce livre dans une brocante il y a quelques temps (il est comme neuf !). Je l’ai lu dans le cadre d’un challenge et je dois dire que je ne suis pas déçue de ma lecture !

couv38779220.jpgMax c’est l’histoire d’un petit aryen fabriqué de toute pièce par les nazis, ils sont alors en pleine puissance et veulent assurer la relève (souvenez-vous tout le monde doit être blond aux yeux bleus). Max est donc en passe de devenir le parfait petit nazis, prêt à donner sa vie pour le Fürher.

C’est un roman qui est plutôt original puisqu’il débute avant même la naissance de l’enfant. C’est Max qui parle depuis le ventre de sa mère et pour un bientôt-nouveau-né il tient des propos assez effrayants. Il sait pourquoi il va venir au monde et quelle est sa mission : tuer les juifs et faire régner la race suprême sur le monde ! Un beau programme en perspective !

Le fait que ces propos et ce récit soit raconté à travers les yeux d’un enfant qui ne connaît que le nazisme et le reconnaît comme étant une bonne chose met en avant un aspect différent de l’Histoire. Il est évident que certaines personnes pensaient réellement que le nazisme été le bien sans avoir conscience des milliers de morts dans les camps de concentration. D’ailleurs Max ne sait pas réellement ce que veut dire « éliminer les juifs », il sait qu’ils sont éliminés mais ne semble pas prendre conscience de ce que cela veut dire.

Nous le suivons dans son parcours de parfait petit aryen, plus il grandit et plus sa volonté de devenir un SS s’affirme. Bien sûr il va rencontrer des personnes sur son parcours qui vont lui faire voir certaines choses sous d’autres aspects.

J’ai trouvé ce livre absolument captivant, d’une part parce qu’il met en avant une partie de l’Histoire qu’on connaît assez peu. En effet, les nazis avaient réellement la volonté de faire naître des enfants « parfaits ». Et puis d’autre part, l’Histoire nous est montré au travers les yeux d’un enfant. D’un côté on se dit  » cet enfant est ignoble, c’est un nazi, il faut le neutraliser » et d’un autre on comprends qu’il est comme ça car il a été formaté ainsi. De ce fait est-il coupable d’être un nazi ? Toute la question est là et cela triture l’esprit.

Malgré ses paroles effrayantes, cet enfant a un côté touchant. Il a une telle ferveur que s’en devient attendrissant même si, malheureusement, celle-ci n’est pas mise au profit du « bien ».

Je vous conseille donc très vivement ce livre qui, en dépit d’un sujet douloureux et lourd le traite avec beaucoup d’innocence et de légèreté.

L’Enfant du Titanic, Leah Fleming

Gros week end de lectures ! Préparez vous j’ai des chroniques pour toute la semaine ! mais c’est pas pour autant que ma PAL baisse, si vous avez un remède je suis preneuse 🙂

couv25730860.jpgVoici donc le livre qui m’a tenu en haleine la semaine dernière. Comme vous vous en doutez l’histoire tourne autour de la catastrophe du Titanic. Au moment du drame, deux femmes vont se retrouver sur le même canot de sauvetage, de là va débuter une très belle amitié entre elles. Elles sont liées par le même drame mais par la suite, elle partageront les mêmes peines et le même secret.

Je dois dire que j’étais très enthousiaste à l’idée de lire ce livre et je n’ai pas été déçue ! L’histoire commence certes autour du Titanic et de la catastrophe mais très vite nous vivons l’après catastrophe, comment ces femmes vont elles vivre leurs vies après cela ?

Globalement le livre couvre quasiment toute la vie des deux femmes. Nous avons un aperçu de la Première puis de la Seconde Guerre Mondiale. Nous les suivons dans leurs épreuves et face à cette vie ô combien difficile à cette époque. L’histoire est jalonnée de drames et je dois dire que cela confère une crédibilité à l’histoire.

La violence et le viol conjugal sont évoqués mais également la mort, la maladie, le poids des secrets. Ce roman est riche en émotions, on les vit pleinement avec les personnages. Je n’ai pas eu l’impression que les choses racontées étaient embellies, au contraire il semblerait que tous les malheurs s’abattent sur ces deux femmes mais cela est assez révélateur de la vie des gens de cette époque où il n’était pas rare de perdre un mari, un frère …etc.

Même si cette histoire peut semblait triste et sombre, elle m’a complètement happée, j’étais avec elles sur la Titanic, j’ai ressenti leur peine face à l’incompréhension des gens qui les entourait. Cette catastrophe n’a pas eu à l’époque autant d’écho et je ne sais pas si nous en aurions eut réellement connaissance sans l’adaptation cinématographique. Les gens ont minimisés le traumatisme subit par les survivants de ce drame.

Néanmoins, je ne peux que vous enjoindre de lire ce livre, c’est une belle histoire jalonnée de drames, bref une histoire qui ressemble à la réalité.

Frères d’un soir, Géraldine Elschner

J’ai décidé de vous parler de ce tout petit livre ( 20 pages seulement !). Ce livre réuni des extraits de lettres de soldats lors de la trêve de Noël de 1914.

couv61800729.jpgCet événement est assez peu connu en réalité, il n’est pas évoqué dans les livres d’Histoire et cela est fort regrettable. Néanmoins, il y a quelques années un réalisateur a rendu hommage à ces hommes dans le film Joyeux Noël. Certains d’entre vous l’on certainement déjà vu et personnellement je ne suis pas fan des films sur la première guerre mais celui-ci m’a terriblement émue.

Comment imaginer ces hommes sur le front, risquant chaque jour leur vie, sans parler des maladie dû au manque d’hygiène. Comment donc imaginer que, l’espace d’une nuit la guerre n’existe plus et l’humanité reprend le dessus. On a souvent tendance à évoquer cette guerre en disant les allemands sont les méchants et les français sont les gentils.

En réalité, nous oublions trop souvent le fait qu’il s’agissait simplement d’hommes à qui l’ont a donné l’ordre de se battre. Je ne crois pas qu’aucun d’eux aient eu envie de mourir sur un champ de bataille. Il y avait beaucoup de jeunes, des pères de famille, des gens sans histoire. C’est bouleversant d’imaginer ce chant de noël s’élevant au milieu des morts et des blessés.

Il est également terrifiant de se dire qu’après cette courte trêve, la guerre a repris son cours, les hommes ont continué de s’entre tuer. Je pense qu’un tel événement s’il s’était répandu sur les champs de bataille aurait pu mettre fin à celle-ci. Au final cette nuit, ces hommes se sont rendus compte que leurs ennemis étaient comme eux, ils avaient peur, froid, faim, ils avaient une famille et des personnes qui les attendaient.

Ce livre et ce film montrent que même lorsque tout semble noir il reste toujours une lueur d’espoir et cette lueur s’appelle humanité.18450187.jpg

Marie-Antoinette, André Castelot

C’est la reine la plus célèbre de France ! On la connaît pour ses frasques mais également pour sa fin tragique (« Qu’on lui coupe la tête !).

Cet ouvrage ne date pas d’hier mais il a été réédité en 2014, une aubaine ! J’ai donc sauté sur l’occascouv35627224ion pour en apprendre plus sur cette reine exubérante.

Tout d’abord, je dois dire que je m’attendais à lire un roman historique, c’est à dire qu’à partir de faits réels l’auteur crée son histoire. Et ce n’est pas exactement le cas, nous sommes ici en présence d’un roman documentaire. Je m’explique, il ne s’agit pas de simplement présenter les faits historiques de manière totalement ennuyeuse, pour éviter cela André Castelot donne quelques fois la parole aux protagonistes de l’époque afin de nous immerger dans cette période.

Ce livre est absolument passionnant, car au-delà du fait d’en apprendre davantage sur la reine Marie-Antoinette, on en apprend également beaucoup sur la France de l’époque alors très attachée à la monarchie car même emprisonnée, Marie-Antoinette avait presque tous les égards dû à son rang et sa cellule était loin de ressembler aux cachots nauséabonds où les criminels étaient alors enfermés.

Je dois avouer que je me suis parfois lassée lorsque l’auteur aborder le côté finance de la cour de l’époque ou tout ce qui tournait autour des questions politiques. Néanmoins, nous suivons Marie-Antoinette tout au long de sa vie comme si nous y étions.

Au fil des pages, le portrait de cette reine se dessine et se noircit. Il est aisé de comprendre la colère du peuple de l’époque qui meurt de faim alors que la reine se fait faire de belles robes. Mais la reine n’est pas une femme méchante, elle subira d’ailleurs une escroquerie (la fameuse affaire des bijoux de la reine) qui la desservira et ternira son image bien qu’elle ne soit nullement impliquée.

Cette femme a précipité la mort de son mari le roi. Elle ne pensait pas le peuple capable de se retourner contre la monarchie et je crois sincèrement que cette femme aimait la France. Dès qu’elle posât le pied en France elle ne parlât plus que le français même lors de ses correspondances avec sa mère.

Ce qui me marque le plus chez Marie-Antoinette, c’est la dignité avec laquelle elle va se rend à la guillotine. Ces derniers mots seront d’ailleurs pour son bourreau. Elle lui marche alors sur le pied par mégarde et lui dit « Monsieur, je vous demande excuse, je ne l’ai pas fait exprès ». Comment ne pas s’adoucir face à une telle femme !

Un sac de billes, Joseph Joffo

Pour ce premier article, j’aimerais évoquer ma dernière lecture. Comme le titre l’indique, il s’agit du roman Un sac de Billes écrit par Joseph Joffo.

Ce roman est devenu au9782253029496jourd’hui un incontournable de la littérature. Néanmoins ce n’est pas le premier roman de Joseph Joffo que j’ai lu. J’ai découvert cet auteur dans son roman La jeune fille au pair qui fut écrit onze ans après Un sac de Billes. J’ai littéralement eu un coup de cœur pour son écriture simple et modeste. Le sujet abordé (la Seconde Guerre Mondiale et le nazisme) me passionne de manière général et l’histoire de cette jeune fille, descendante d’un homme qui a contribué à l’extermination des juifs m’a bouleversée.

Cependant, il ne s’agit pas ici de ce roman mais il convient de noter que c’est grâce à lui que je me suis tournée vers le roman Un sac de Billes.

C’est un roman qui n’est pas très épais et pourtant il foisonne d’aventures, d’espoir et surtout de vie. Joseph nous raconte son enfance ou plutôt la façon dont le nazisme lui a arraché celle-ci pour le catapulter dans le monde des adultes. Durant la guerre, son frère et lui ont dû fuir leur domicile afin d’éviter la déportation, ils n’étaient alors que deux jeunes enfants ignorant tout de l’horreur qui se tramait alors en Europe.

Nous les accompagnons donc au travers leurs fuites à travers la France où ils vont devoir se débrouiller pour survivre et surtout pour échapper aux rafles qui s’intensifient au cours de la guerre. Nous vivons avec lui ses voyages, ses inquiétudes, l’insouciance perdue …

Malgré les épreuves les deux frères restent unis et la volonté de s’en sortir prime sur tout. Ces deux gamins sont remplis de vie et d’une envie farouche de profiter de celle-ci le plus longtemps possible. Ils mentent effrontément pour survivre et leur ténacité leur vaut l’admiration de nombreux adultes qu’ils vont rencontrer tout au long de leur périple.

C’est une ode à la vie que nous dépeint ici Joseph Joffo. Il a perdu l’insouciance de son enfance mais c’est la seule chose que les allemands ont pu lui prendre, son envie de vivre est restée intacte. Il a néanmoins pu entrevoir la beauté et l’humanité qui se cache parmi les plus rustres d’apparence. Il n’a jamais eu confiance en personne à part lui-même, il se méfiait de tout et de tout le monde et cela lui a sans doute sauver la vie.

Ce roman est une petite merveille et le fait qu’il soit tiré de faits réels vous touche en plein cœur. Ces deux enfants se sont battus et ont survécu ce qui ne fut malheureusement pas le cas de tous. Malgré l’atrocité de cette période, cet ouvrage nous démontre que dans l’horrible grande Histoire il y a de merveilleuses petites histoire.