Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee

Il y a peu j’avais lu La couleur des sentiments dont vous pouvez retrouver la chronique sur le blog. Dans ce livre l’un des personnages, Aibileen évoque à plusieurs reprises le livre d’Harper Lee, c’est d’ailleurs son livre préféré. Du coup, comme je l’avais dans ma PAL et qu’Aibileen a attisé ma curiosité je me suis lancée dans cette lecture.

  • Résumé

couv25998946.jpgDans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

  • Mon avis

Je dois reconnaître que j’avais un peu peur avant de commencer cette lecture car j’avais lu beaucoup d’avis négatifs sur ce livre. Les lecteurs le trouvaient ennuyant et n’avaient trouvé l’histoire intéressante.

Fort heureusement, je me suis très vite laissée emportée dans l’histoire et j’ai appréciée cette lecture. Je pense que le fait d’avoir lu auparavant La couleur des sentiments m’a permis d’aborder ce livre d’une autre façon et de l’appréhender autrement.

J’ai trouvé très intéressant que le narrateur soir une petite fille qui voit donc les choses avec ses yeux de petite fille. Elle ne comprend pas tout les enjeux du procès qui se déroule et n’a pas conscience du danger qu’encours l’homme noir accusé et son père qui le défend.

Ce livre met en évidence une partie sombre de l’Histoire d’Amérique, où les personnes Noires sont considérées comme des sous-humains et se retrouvent toujours coupables lorsqu’ils se retrouvent accusés par un Blanc. L’homme blanc est d’ailleurs ici montrer à la fois sous son meilleur jour avec Atticus et les gens qui se rallient à sa cause pour défendre cet homme noir condamné avant même d’être sujet et en même temps il est montrer sous sa pire facette, celle où par jalousie, haine un homme en vient à en accuser un autre juste parce que celui-ci le dérange et qu’il sait que quoiqu’il arrive il obtiendra raison.

Ce roman est émouvant et provoque plusieurs sentiments chez le lecteur comme l’indignation, la colère et pourtant le fait que tout cela soit raconté par une enfant change la façon dont on perçoit ses événements. Scout (la narratrice) est innocente et naïve, elle ne comprends donc pas qu’un homme puisse être accusé et condamner pour une chose qu’il n’a pas faite, cela lui paraît inconcevable.  L’absurdité de cette époque est renforcée par le regard que porte Scout sur ce qui se passe, quelque chose d’absurde, d’injuste …

Je rejoins les commentaires qui pourraient dire qu’il ne se passe rien de spécial néanmoins si je puis me permettre un parallèle cinématographique, nous avons d’un côté les Blockbusters plein d’action et sans réel fond et nous avons les films d’auteur où en apparence il ne se passent rien et pourtant tout est dans l’émotion. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur serait un film d’auteur et c’est ce qui fait toute la beauté de ce roman.

J’aimerai maintenant évoquer le titre et plus particulièrement la traduction choisie, le titre en version originale est To kill a mockingbird, ce que je comprends par « Tuer l’oiseau moqueur » et pourtant dans la version française on se retrouve avec une négation qui je trouve change complètement la perception du livre avant lecture. J’ai parfois du mal à comprendre les traductions et je tenais à le notifier pour avoir vos avis sur la question.

Quoiqu’il en soit je crois que c’est un livre à lire et je ne dis pas cela parce que il est reconnu comme un classique mais vraiment parce que je trouve qu’il a une profondeur très touchante.

Revue La Page des Libraires

Aujourd’hui article un peu particulier car je ne viens pas vous parler d’un livre mais d’une revue. Comme indiqué dans le titre elle s’intitule La Page des Libraires et parle des livres. Un vrai bonheur pour les lecteurs mais un enfer pour leur wishlist !

13568871_1083662915047002_2133432525104644789_o.jpgJ’ai reçu cette revue grâce aux partenariats organisé par Livraddict, je souhaitais me l’a procurer depuis longtemps mais aucun des libraires près de chez moi ne l’a vendait. C’était donc l’occasion de la découvrir.

Il s’agit ici de l’édition de « l’été », je ne sais pas du coup ce qui diverge par rapport au reste de l’année je baserai donc cette chronique sur cette édition-là.

Tout d’abord, il convient de préciser que cette revue fait presque 150 pages, autant dire que ça fait pas mal de lecture et qu’elle est très complète.

Dans cette édition spéciale on retrouve à plusieurs reprises une rubrique appelé « Des livres pour voyager ». Cette rubrique propose à chaque fois un panel de trois livres selon si vous partez en vacances à la campagne, aux Etats-Unis … etc. C’est plutôt pas mal parce que on se retrouve forcément dans plusieurs rubriques, les livres sont présentés très succinctement mais cela attise la curiosité. J’ai trouvé cette rubrique très bien pensée et la façon dont elle se présente est très interactive.

Ensuite, la revue se compose de grandes catégories comme par exemple la littérature pour la jeunesse ou encore la littérature étrangère. Cela permet au lecteur de se repérer très vite et d’aller directement lire les articles qui l’intéressent. Personnellement je trouve ce système très pratique car il y a certains genres que je ne lis pas du coup je suis passée plus vite sur ces catégories là.

Nous trouvons également des interviews d’auteurs et là ça donne vraiment envie de lire le livre même si au premier abord ce n’aurait pas été un livre qui nous aurait attiré.

La façon dont se présente la revu est très agréable, claire et facile d’approche. Tout est 100% littéraire même les publicités sont sur les livres.

L’avis des différents libraires est également intéressant, lorsqu’ils présentent un livre ils précisent sur le côté par qui est recommander ce livre. Cela donne une bonne idée sur la qualité du livre.

Autant dire qu’avec cette revue vous êtes à la page des dernières sorties littéraires mais également des livres qu’il faut lire. Difficile de résister à la tentation de tout acheter. Néanmoins, je ne crois pas que j’aimerais recevoir cette revue tous les mois car je crois que je n’aurais alors plus assez d’une vie pour lire tous les livres présentés et qui font tant envie.

Cette revue est une belle découverte, dommage qu’elle ne soit pas plus en kiosque. Quoiqu’il en soit si vous êtes vraiment mordu de littérature je vous la conseille vivement !

Le Quidditch à travers les âges et Les contes de Beedle le barde, J.K. Rowling

Aujourd’hui grosse chronique sur un univers que vous devez sûrement tous connaître (au moins de nom) à moins que vous ayez hiberné ses dix dernières années, il s’agit bien sûr de Harry Potter. Je ne pense pas qu’il soit utile de déblatérer sur les livres de la saga donc passons tout de suite aux deux livres que j’aimerais vous présenter (oui j’ai bien dit deux !).

Pour les plus assidus du blog, il ne vous a pas échappé que j’ai participé il y a peu au swap Harry Potter avec ma binôme Lilas, elle m’avait envoyé deux livres sur l’univers Harry Potter qui sont en réalité des annexes de la saga.

  • Le Quidditch à travers les âges

couv11585232Cette première annexe comme son titre l’indique nous parle du Quidditch depuis sa création jusqu’à nos jours. Pour ceux qui ont hivernés, le Quiddich est un jeu de sorcier où deux équipes s’affrontent sur des balais. Pour ce qui est des règles du jeu je vous renvoie à cet ouvrage qui répondra à toute vos questions.

Ce que j’ai aimé dans ce livre c’est la façon dont celui se présenté. Dumbledore nous informe au début que ce livre était dans la bibliothèque de Poudlard et qu’il a demandé à ce que l’un des exemplaires soient rendus accessible au Moldus ( les humains dépourvus de pouvoirs magiques).

Le livre se présente exactement de la même manière que n’importe quel livre relatent d’un sport. Il y a les règles du jeu qui sont présentés puis son Histoire. On découvre également les équipes à travers le monde. C’est très réaliste et j’avoue même que parfois je m’ennuyais presque quand ça parlait de technique. 

J.K. Rowling réussit à nous mettre dans la peau d’un élève de Poudlard. Il y a tellement de détails qu’on en viendrait presque à se demander si tout cela n’existe pas réellement. Il y a également des dessins qui viennent appuyer les explications fournis par l’auteur du livre.

Ce livre est un régal et s’inscrit parfaitement bien dans la continuité de la saga, il permet d’étoffer nos connaissance de ce monde le rendant presque réel à nos yeux.

  • Les contes de Beedle le barde

couv34652040.jpgCette fois-ci nous sommes plongés dans les contes racontés aux petits sorciers et sorcières. C’est Hermione qui se charge de nous raconter ses contes et Dumbledore les décryptent pour nous.

Ces contes évoquent bien sûr des magiciens et sont pourvus de morale destinées aux futurs sorciers. Dumbledore les reprend ensuite pour les analyser plus profondément, c’est un homme très drôle et ses analyses sont remplis d’humour. Il évoque parfois des faits que nous avons pu vivre dans la trilogie.

C’est comme si il nous faisait un cours on a l’impression d’être dans la peau d’Harry Potter lorsque celui-ci se retrouvait dans le bureau du directeur pour recevoir de précieux conseils. Le livre est très court et rapide à lire. On a envie des revenir ou de les lire aux enfants.

 

Ces deux livres sont de petits bijoux qui font le plus grand plaisir aux fans de cette saga, de plus on voit le désintéressement de l’auteur qui reverse l’intégralité des ventes à son association. Même si la saga est achevé, la magie continue à vivre et c’est un vrai bonheur !

La Couleur des sentiments, Kathryn Stockett

Lors de sa sortie j’avais découvert le film et j’avais littéralement adoré ! Il était donc évident que je me lance dans cette lecture et je ne regrette pas du tout car ce livre est un petit bijou.

  • Résumé

couv55311199.jpgChez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

  • Mon avis

Dans ce livre on retrouve  le récit de plusieurs femmes, d’un côté il y a les femmes noires qui travaillent au service des femmes blanches et de l’autre nous avons les femmes blanches, méprisantes à l’égard de leur domestique. Néanmoins l’une d’entre elle, que nous suivons au travers son récit, tend à changer cette tendance. Elle cherche à montrer au monde l’ignoble façon dont les femmes blanches se comportent avec les gens de couleurs.

L’auteur nous fait ici le portrait de femmes de caractère qui ont le farouche désir de se faire entendre et surtout de montrer à quel point les blancs sont ridicules lorsqu’ils pensent que les noirs sont porteur de maladie. La peur de la différence et l’intolérance est mise en avant et elle frôle le ridicule notamment lorsque les blanches décident qu’il est nécessaire de faire construire un toilette supplémentaire afin que leur bonne Noire n’utilise plus le même qu’eux ! Cela paraît inconcevable aujourd’hui et surtout absolument idiot !

Il est appréciable de voir que l’auteur défend clairement la condition des Noires en tournant au ridicule les blanches cependant, tout au long de ma lecture je n’ai pas ressenti du mépris à l’égard des blanches, les faits sont racontés très simplement, tels qu’ils sont et cela contribue à mettre réellement en avant l’absurdité de cette époque.

La vie que nous racontent Aibileen et Minnie ne sont pas des vies faciles mais néanmoins je les trouve très optimistes et vivantes. Elle prennent d’énormes risques en décidant de « dénoncer » leur employeur parce que certains, même si ils sont maladroit restent des gens bon tout de même. Cette ambiguïté est assez intéressante dans ce livre. Pour certaines des femmes blanches on en vient à avoir de la peine pour elles. Elles sont superficielles, semblent incapable de penser par elles-mêmes, sont maladroites sans pour autant avoir un mauvais fond.

Ce livre n’est pas accusateur, d’une certaine manière ces femmes sont toutes victimes, pour certaines il s’agirait de la bêtise plus qu’autre chose mais elles sont avant tout ignorantes et n’ont pas reçue une éducation assez riche pour pouvoir s’émanciper de la pensée commune comme c’est le cas de Skeeter qui prend des risques pour les femmes Noires, qui leur donne la parole. 

Ce livre est bourré d’émotions, de tendresse et surtout d’une atroce vérité. Cela amène à se demander : si j’avais vécu à cette époque quel genre de femme aurais-je été ?

Une plume magnifique à laquelle il y a peu de chance que vous résistiez !

La Face cachée de Margo, John Green

On entend pas mal parler de cet auteur en ce moment que ce soit dans le monde du livre ou dans celui du cinéma. Déjà deux adaptations cinématographiques à son actif, je ne pouvais que m’intéresser à ce « phénomène ».

  • Résumé 

couv32319426.jpgQuentin Jacobsen a passé toute sa vie à aimer la magnifique et aventureuse Margo Roth Spiegelman à distance. Le jour où elle ouvre sa fenêtre et grimpe dans sa vie, habillée comme un ninja et l’invitant dans une ingénieuse quête de revanche, il suit. Après cette nuit blanche, un nouveau jour commence et Quentin découvre en arrivant à l’école que Margo qui avait toujours été une énigme est maintenant devenu un mystère. Mais il apprend bientôt qu’elle a laissé des indices, et qu’ils sont pour lui. Le chemin pour la retrouver est loin d’être tout tracé, et plus il avance, moins il reconnait la fille qu’il croyait connaître.

  • Mon avis

Je ne m’attendais pas à grand chose avec cette lecture je me suis donc lancée sans réel a priori même si en voyant la bande annonce du film j’avais naïvement cru que Margo était l’héroïne principale de ce livre. Que nenni ! Elle mène l’histoire par le bout du nez sans être présente. C’est en réalité Quentin que nous suivons dans sa quête pour retrouver Margo.

Partant de ce point j’étais assez déçue de me retrouver avec un personnage principal masculin. De plus, je dois dire que l’intérêt du livre se trouve au début et à la fin de celui-ci. Tout ce qui se passe entre les deux est d’un ennui profond et n’est pas réellement utile car je ne trouve pas que cela nous permette d’en savoir plus sur le personnage de Margo.

Pour être tout à fait honnête je m’ennuyais tellement à la fin que j’ai sauté tout le passage où ils font le voyage pour aller retrouver Margo et vous savez quoi ? ça ne m’a absolument pas empêché de comprendre l’histoire, c’est dire si tout cela est inutile.

J’ai trouvé le personnage de Quentin naïf et ennuyant. J’ai eu du mal à comprendre pourquoi il s’acharne ainsi sachant que Margo ne m’apparaît pas comme la fille la plus cool de la Terre mais plutôt comme la plus bizarre.

J’ai donc eu l’impression de perdre mon temps face à cette lecture insipide mais sans doute suis-je déjà trop âgée pour lire ce genre de roman.

La fille de Brooklyn, Guillaume Musso

On ne l’arrête plus cet auteur, il ne cesse d’écrire (une vraie machine !). J’ai l’impression que la sortie de ces livres s’enchaînent et pourtant non. J’ai reçu ce livre il y a peu en troc  (si, si je vous jure !) et heureusement parce que Musso et moi c’est pas une grande histoire d’amour.

  • Résumé

couv57098313.jpgJe me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé : « Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? »
Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

  • Mon avis

Musso a l’art et la manière de ne pas se renouveler dans ces romans. J’ai lu tous ses romans jusqu’à maintenant et bien que les histoires soient différentes on y retrouve toujours le même schéma et du coup on a l’impression de tout le temps lire la même chose. Autant dire qu’on pourrait lire ce livre sans connaître l’auteur et dire « ça c’est du Musso ou je ne m’y connais pas ! ».

Jusqu’à maintenant le seul roman qui se démarque est Central Park après sa lecture je m’été dit qu’enfin Musso devenait intéressant et non ! Il retombe dans la facilité ! Un personnage en recherche un autre, enquête comme par hasard il connaît un vieux flic à la retraite qui lui vient en aide … etc. On connaît déjà l’intrigue avant même de l’avoir commencé. Sérieusement Guillaume est ce bien sérieux tout ça ?

Je suis donc contente de ne pas avoir acheter ce livre car c’est une déception. L’écriture reste néanmoins très accessible, ça se lit tout seul mais bon quand vous voyez vingt fois la même  chose vous finissez par vous lasser sévèrement.

Je n’entrerais pas dans le détail de l’intrigue car si vous avez déjà lu un Musso il suffit de vous référer à votre lecture précédente. Autant Marc Lévy réussit toujours à créer un univers différent dans ces livres tout en conservant la même écriture, autant Musso stagne. 

C’est donc, vous l’aurez compris une déception mais si vous n’avez pas encore lu du Musso c’est l’occasion de vous lancer.

Maintenant, c’est ma vie, Meg Rosoff

J’ai reçu ce livre il y a quelques temps en troc et je dois dire que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, c’était un peu la surprise totale puisque je ne savais même pas de quoi allait parler le livre (petite manie de ne pas lire les résumés).

  • Résumé

couv52107679.jpgDaisy, une jeune New-Yorkaise, passe l’été chez ses cousins en Angleterre. Après des instants de bonheur intense avec Edmond, un de ses cousins, un attentat à Londres déclenche une guerre terrible qui va les séparer… Un premier roman bouleversant au style désinvolte qui donne à la narration une force étonnante.

  • Mon avis

J’ai été étonnée de me retrouver en pleine guerre, en effet, Daisy arrive en Angleterre où son père l’a envoyé pour soi-disant « être tranquille » et là la guerre éclate ! J’ai mis beaucoup de temps à situer dans le temps l’intrigue et je dois dire que je ne suis pas encore sûre de le savoir. Quand je lis un récit sur la guerre je pense bien souvent à la Seconde Guerrre Mondiale mais il semblerait que cette guerre « fictive » se déroule de nos jours.

De ce fait, j’ai eu un peu de mal à accorder de la crédibilité au récit, le texte n’était pas assez clair pour que je puisse m’embarquer dans cette guerre (dont on ne sait pas vraiment la cause ou alors celle-ci m’a totalement échappée ! ).

En ce qui concerne les personnages j’ai eu l’impression de passer un peu à côté dans le sens où je n’ai pas le sentiment de les connaître plus à la fin qu’au début. De manière générale je trouve qu’ils manquent un peu de densité, l’auteur ne nous donne pas assez d’informations sur ce qu’ils ressentent et cela est assez frustrant.

J’ai eu l’impression de survoler cette histoire sans réellement rentrer dedans. Je n’ai pas réussit à y croire même si j’ai tout de même passé un bon moment. C’est donc une lecture assez mitigée pour ma part.

Le Chant du Troll, Pierre Bottero

J’ai reçu ce magnifique livre avant les vacances dans le colis que m’a préparé Madeinfrance et je dois dire que je suis ravie de l’avoir reçu car il est juste superbe.

  • Résumé

couv34439001.jpgCe livre raconte l’histoire d’une petite fille, Léna, à qui personne ne parle et dont personne ne remarque la présence, pas même ses parents. Dans le même temps, sa ville est peu à peu envahie par la végétation : belle et luxuriante le jour, sombre et macabre la nuit. Elle découvre petit à petit qu’un « basculement » se produit…

  • Mon avis

Comme vous pouvez le constater, il est illustré et je trouve que l’écriture de Bottero se marie très bien avec les dessins.

L’illustrateur a un talent indéniable, les dessins sont mystérieux et très bien exécutés. Ils sont même parfois un peu effrayant quant on est plongé dans l’histoire.

En ce qui concerne l’histoire, Bottero joue sur la poésie et il le fait merveilleusement bien. Je dois néanmoins reconnaître que je n’ai pas eu de réelle surprise en ce qui concerne l’intrigue, j’avais deviné le dénouement et le mystère dans les premières pages.

Cependant, l’auteur traite d’un sujet difficile avec beaucoup de poésie et celle-ci permet de rendre l’histoire plus légère bien que les faits soient triste. Je pense que c’est un livre qui pourrait servir à expliquer certaines choses aux enfants tout en douceur.

Je maintiens néanmoins que ce livre est superbe et qu’il mérite qu’on y jette un coup d’œil ne serait-ce que pour profiter du coup de crayon de l’illustrateur.

 

Appelez la sage-femme, Jennifer Worth

J’avais reçu ce livre dans ma box Once Upon a Book spéciale témoignage et comme son nom l’indique ce livre est donc le témoignage d’une sage-femme.

  • Résumé

couv9859461.jpgRien ne prédestinait Jennifer Worth à devenir sage-femme dans les quartiers miséreux des Docklands. Quand à vingt-deux ans elle rejoint les sœurs de Nonnatus House, une maternité qui vient en aide aux plus pauvres, elle s’apprête à vivre l’expérience de sa vie

  • Mon avis

Au début je pensais qu’il s’agissait d’un roman (quelle naïve je peux être parfois !) mais en commençant la lecture il est clairement expliqué qu’il s’agit d’un témoignage d’une sage-femme qui officiait alors que les conditions médicales n’étaient pas celles que l’on connaît aujourd’hui.

J’avais très peur de me retrouver avec plein de détails médicaux et une écriture soporifique mais en réalité ce n’est pas du tout le cas. Bien sûr il est question d’accouchements mais il est surtout question d’histoires de vie et cela nous permet d’en apprendre beaucoup sur cette époque où il règne encore un certain flou autour de la maternité.  A cette époque les femmes accouchent chez elle et d’ailleurs très peu veulent aller à la maternité qui n’est apparemment pas l’endroit le plus sûr pour accoucher. Aujourd’hui ce serait plutôt l’inverse.

On apprend également que pendant longtemps les femmes qui accouchaient étaient assisté par des accoucheuses c’est à dire des femmes qui n’y connaissent pas grand chose. La profession de sage-femme a mis du temps à être reconnus et il paraissait absurde de devoir étudier et obtenir un diplôme pour pouvoir accoucher une femme.

Jennifer fait honneur à son métier et l’on peut mesurer les réels progrès fait que ce soit au niveau médical mais également au niveau humain, notamment en ce qui concerne le suivis des femmes avant et après la naissance. On prend également conscience du caractère vital de ce suivi, beaucoup de femmes mourraient en couche à cause de la négligence de leur suivis de grossesse.

Ce qui m’a le plus marquée ce sont les histoires humaines que nous racontent Jennifer, elle raconte les faits sans porter de regard accusateur. On sent beaucoup de bienveillance dans son écriture et on ne peut s’empêcher d’être touché par toutes les personnes qu’elles croisent.

L’écriture est également étonnante car j’ai réellement eu le sentiment de lire un roman. On est dans l’histoire et on s’attache très vite aux personnages et on en oublie souvent que cela est véritable.

Je ne peux que vous enjoindre de vous intéresser à ce livre très instructif et plein de vies.

Féelure, Silène Edgar

Voici le roman que j’ai reçu dans mon colis de swap Féerie envoyé par Delphine.B. Encore merci à elle puisque ce roman était dans ma wishlist.

  • Résumé

couv65257377.jpgLe jour, Gwen est une personne tout ce qu’il y a de plus ordinaire : elle a un emploi précaire à la bibliothèque de la ville, un mari aimant et deux beaux enfants. Mais chaque nuit, elle est fée et travaille à la BAKF, la Brigade anti-kidnapping de fées. Et justement, de récentes disparitions leur donnent du fil à retordre… Avec son coéquipier et ami Arthur, elle va vite découvrir que cette nouvelle affaire pourrait être plus sensible que prévu. Pourtant, si dangereuse que soit cette nouvelle enquête, ce n’est qu’une épine parmi d’autres dans le pied de Gwen. Car au prochain solstice, elle va devoir faire un choix : rester humaine avec son mari et ses enfants, ou abandonner son ancienne existence et devenir fée pour toujours aux côtés d’Arthur…

  • Mon avis

Ce roman n’est pas très gros et est très rapide à lire. L’écriture est agréable. On se retrouve au Pays des fées et autant dire que c’est pas que de la joie. En effet, la communauté des fées possède une brigade anti-kidnapping, donc cela revient à dire qu’il n’y a pas que des gentils !

Ce que j’ai trouvé intéressant c’est de suivre Gwen, cette humaine qui, chaque nuit, devient une fée. Sa position de fée est donc contestée par les autres fées qui elles le sont à 100%. C’est également intriguant de savoir quel choix elle va faire car l’on perçoit aisément qu’elle préfère sa vie de fée qui semble plus trépidante. Cependant, elle a un mari et un enfant et cela devrait faire pencher la balance. Le choix semble donc impossible pour elle.

Je regrette que l’histoire soit si courte, je n’ai pas eu l’impression de plonger dans la vie des fées mais plutôt de percevoir qu’une toute petite partie. D’un autre côté, l’histoire se tient et tourne autour de la question principale, à savoir : quel sera le choix de Gwen ?

Je n’évoquerai pas la fin car il vous serait alors inutile de lire le texte mais je peux dire que l’auteur à su trouver, je pense, la meilleure façon pour clore ce récit.

Au final, je dirais que c’est une petite histoire agréable à lire et qui vous fait passer un bon moment.