Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee

Il y a peu j’avais lu La couleur des sentiments dont vous pouvez retrouver la chronique sur le blog. Dans ce livre l’un des personnages, Aibileen évoque à plusieurs reprises le livre d’Harper Lee, c’est d’ailleurs son livre préféré. Du coup, comme je l’avais dans ma PAL et qu’Aibileen a attisé ma curiosité je me suis lancée dans cette lecture.

  • Résumé

couv25998946.jpgDans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

  • Mon avis

Je dois reconnaître que j’avais un peu peur avant de commencer cette lecture car j’avais lu beaucoup d’avis négatifs sur ce livre. Les lecteurs le trouvaient ennuyant et n’avaient trouvé l’histoire intéressante.

Fort heureusement, je me suis très vite laissée emportée dans l’histoire et j’ai appréciée cette lecture. Je pense que le fait d’avoir lu auparavant La couleur des sentiments m’a permis d’aborder ce livre d’une autre façon et de l’appréhender autrement.

J’ai trouvé très intéressant que le narrateur soir une petite fille qui voit donc les choses avec ses yeux de petite fille. Elle ne comprend pas tout les enjeux du procès qui se déroule et n’a pas conscience du danger qu’encours l’homme noir accusé et son père qui le défend.

Ce livre met en évidence une partie sombre de l’Histoire d’Amérique, où les personnes Noires sont considérées comme des sous-humains et se retrouvent toujours coupables lorsqu’ils se retrouvent accusés par un Blanc. L’homme blanc est d’ailleurs ici montrer à la fois sous son meilleur jour avec Atticus et les gens qui se rallient à sa cause pour défendre cet homme noir condamné avant même d’être sujet et en même temps il est montrer sous sa pire facette, celle où par jalousie, haine un homme en vient à en accuser un autre juste parce que celui-ci le dérange et qu’il sait que quoiqu’il arrive il obtiendra raison.

Ce roman est émouvant et provoque plusieurs sentiments chez le lecteur comme l’indignation, la colère et pourtant le fait que tout cela soit raconté par une enfant change la façon dont on perçoit ses événements. Scout (la narratrice) est innocente et naïve, elle ne comprends donc pas qu’un homme puisse être accusé et condamner pour une chose qu’il n’a pas faite, cela lui paraît inconcevable.  L’absurdité de cette époque est renforcée par le regard que porte Scout sur ce qui se passe, quelque chose d’absurde, d’injuste …

Je rejoins les commentaires qui pourraient dire qu’il ne se passe rien de spécial néanmoins si je puis me permettre un parallèle cinématographique, nous avons d’un côté les Blockbusters plein d’action et sans réel fond et nous avons les films d’auteur où en apparence il ne se passent rien et pourtant tout est dans l’émotion. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur serait un film d’auteur et c’est ce qui fait toute la beauté de ce roman.

J’aimerai maintenant évoquer le titre et plus particulièrement la traduction choisie, le titre en version originale est To kill a mockingbird, ce que je comprends par « Tuer l’oiseau moqueur » et pourtant dans la version française on se retrouve avec une négation qui je trouve change complètement la perception du livre avant lecture. J’ai parfois du mal à comprendre les traductions et je tenais à le notifier pour avoir vos avis sur la question.

Quoiqu’il en soit je crois que c’est un livre à lire et je ne dis pas cela parce que il est reconnu comme un classique mais vraiment parce que je trouve qu’il a une profondeur très touchante.

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3 commentaires

  1. milecturasblog · août 31, 2016

    Hey! Je confirme aussi que ce livre est à lire. Pour l’avoir -longuement- étudier en cours, je peut bien dire qu’il révèle pas mal de choses sur la condition des personnes de couleurs (de l’époque). En tout cas très belle chronique. Merci pour ton partage!

    Aimé par 1 personne

  2. whiteaker · septembre 4, 2016

    Je me pose aussi la question concernant la traduction. Je n’ai pas encore lu le livre, mais à force de lire des avis, c’est tout comme 😀 Tu me diras ce que tu en penses, mais j’ai l’impression que le titre V.O. est bien plus représentatif. Ce qui serait intéressant serait d’avoir l’avis de l’auteur sur la question ^^
    En tout cas, belle chronique 😉 j’ai beaucoup aimé ton parallèle avec les films 😉 Je me suis toujours représenté le livre de cette façon. D’ailleurs, il existe un film en noir et blanc tiré de ce livre, mais je ne sais pas ce qu’il vaut.

    Aimé par 1 personne

    • egocblog · septembre 4, 2016

      Je suis tout à fait d’accord concernant la traduction, elle a plus de sens en version originale. Je n’ai pas vu le film mais a l’occasion je le regarderais 🙂 je te conseille de le lire dès que tu auras terminé ton mémoire 🙂

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